Charente         PĂ©rigord

une nouvelle vision du tourisme

📖 Le patois charentais


Cet article concerne les particularismes du langage des anciennes provinces de Saintonge, d'Aunis et d'Angoumois encore prĂ©sent en Charente, en Charente-Maritime, dans le sud des Deux-SĂšvres, le sud de la VendĂ©e et le nord de la Gironde. Il existe des mots communs aux deux Charentes, une unitĂ© linguistique mais de nombreuses variantes soit de terme soit de prononciation. Le saintongeais a fortement influencĂ© l'acadien et en consĂ©quence, par “ricochet”, le cadien; quant au quĂ©bĂ©cois, il a Ă©tĂ© influencĂ© par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

Présentation

Aire linguistique du Saintongeais

On appelle saintongeais (patouĂȘ saintonjhouĂȘ, jhabrail), la langue vernaculaire parlĂ©e dans les anciennes provinces d'Aunis, Saintonge et Angoumois. On l'appelle aussi le charentais. C'est une langue d'oil.

Son aire couvre tout le département de la Charente-Maritime, l'ouest et le centre du département de la Charente, le nord du département de la Gironde avec son Pays Gabaye et ses enclaves saintongeaises autour de Monségur; est également concernée la partie aunisienne (sud Vendée) et saintongeaise (sud Deux-SÚvres) du Marais poitevin.

Aujourd'hui, le saintongeais n'est plus guĂšre parlĂ© que dans les campagnes. On le trouve encore dans des spectacles, des revues, des Ă©missions de radio. Certains mots issus du saintongeais sont encore utilisĂ©s dans la rĂ©gion. Des mots comme la since (serpillĂšre) sont si rĂ©pandus qu'ils peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s Ă  tort comme des mots de français.

  • Une association, la SEFCO (SociĂ©tĂ© d'ethnologie et de folklore du centre-ouest), fait encore vivre la langue rĂ©gionale Ă  travers une revue, le Subiet (sifflet en charentais), publiĂ©e tous les deux mois.

  • La revue Xaintonge est publiĂ©e, quant Ă  elle, deux fois par an. Ses articles sont soit en saintongeais, soit en français.

  • Le grand promoteur du parler charentais fut au dĂ©but du XXe siĂšcle le "barde saintongeais" GoulebenĂ©ze, relayĂ© par Odette Comandon, auteur de comĂ©dies et de contes, actrice et conteuse patoisante.

Prononciation

  • Le digramme 'jh' indique que le [ʒ] du français standard (orthographiĂ© <j> ou <ge>) se prononce en saintongeais [h] (fricative glottale n'existant pas en français contemporain, mais existant notamment en anglais). Par exemple : « mojhĂšte » se prononce [mohet], « parlanjhe » se prononce [parlɑ̃h].

  • Le son « ien » est prononcĂ© « eun » ; par exemple, « un cheun » pour « un chien », « un reun » pour « un rien ».

  • [wa] peut se prononcer [e] : par exemple « droit » devient « drĂ© ».

  • Le r est lĂ©gĂšrement roulĂ© [r].

  • Le i est lĂ©gĂšrement ouvert. Ex: « utile » se prononce [utĂ©l].

  • Chez bon nombre de locuteurs, le Ă© ouvert [ɛ] n'existe pas. Il est remplacĂ© par le Ă© fermĂ© [e] dans toutes les positions, mais seulement en syllabe fermĂ©e. Ainsi « lait » devient [lĂ©], « paisible » devient [pĂ©zib]. Par contre le ĂȘ ou Ăš (en syllabe ouverte) est lĂ©gĂšrement exagĂ©rĂ© et diphtonguĂ©; ainsi « crĂšme » se prononce [kraɛm], « Marennes » se prononce [maraɛn].

Grammaire

  • La tournure interrogative « est-ce que » + proposition assertive, majoritaire en français parlĂ©, est pratiquement absente, au profit de l'inversion du sujet.

  • La conjugaison de nombreux verbes au prĂ©sent se fait par l'adjonction du suffixe [ĂŁ] (ant) au radical Ă  toutes les personnes.

  • La conjugaison de nombreux verbes au passĂ© se fait en employant l'auxiliaire « avant » suivi du participe passĂ© du verbe Ă  toutes les personnes.

Quelques mots toujours utilisés

  • '(H)arnat : Jarnac

  • Acertainer : affirmer

  • Ajace ou ajhasse ou "ageasse": pie (l'oiseau)

  • Affaire : truc

  • Asteur ! : LittĂ©ralement, A cette heure !, mais cette interjection a le sens que le locuteur veut. Comme le "tĂ©" ou le "peuchĂšre" occitan. Asteur est un mot fondamental en charentais, et pourtant on le retrouve un peu partout en France, jusqu'en Belgique et au Canada mĂȘme.

  • Baignassout : touriste qui ne frĂ©quente que la cĂŽte.

  • Balerit : faucon crĂ©cerelle. EmployĂ© aussi pour dĂ©signer l'Ă©pervier (l'oiseau).

  • Barrer la porte, fermer Ă  clef. vient des anciennes fermetures fermĂ©es avec une barre intĂ©rieure

  • Battre : le temps des batteries, de battre "taper". Donner manuellement ou mĂ©caniquement des chocs pour extraire le grain de son enveloppe aprĂšs la moisson

  • BenĂšze ou beun'aise : heureux, bien-aise, le fait de se sentir bien.

  • Bespagne : maĂŻs (dĂ©formation de blĂ© d'Espagne ?).

  • Beugner ou Bugner : Cogner

  • Beurgot : Le frelon

  • Beurouette : brouette

  • Binloin : Saintongeais qui a quittĂ© la rĂ©gion mais qui y reste toujours trĂšs attachĂ©; vocable inventĂ© Ă  partir de surnoms de patoisants

  • Bique : chĂšvre

  • BoisillĂ© : dĂ©signe le saintongeais de l'intĂ©rieur des terres, par opposition au cul salĂ©.

  • Bordoirer, beurdouĂ©rer : Ă©taler, salir

  • Bots : sabots

  • Boueux : Ă©boueurs

  • Bouillard : pluie

  • Bouiner : faire, "boutiquer" . Qui qu'tu bouines ? Qu'est-ce tu fais Qu'est-ce que tu "boutiques"? S'adresse Ă  quelqu'un de lent, qui traĂźne. Ce mot est aussi utilisĂ© en normand, oĂč il a la mĂȘme signification.

  • Bourre ou bourrier : (masc., poussiĂšre). DĂ©signe plus particuliĂšrement le tas de poussiĂšre lorsque l'on passe le balai.

  • Buffer : souffler, respirer fort, venter

  • Cagouille : l'escargot Petit-Gris. Les charentais sont souvent appelĂ©s cagouillards. L'escargot est emblĂ©matique de la Charente. De plus, la supposĂ©e lenteur des charentais, telle celle de l'escargot, est proverbiale.

  • Cassotte : rĂ©cipient avec manche tubulaire pour servir de l'eau en la puisant dans un seau

  • Chaline : se dit d'un temps orageux avec Ă©clair de chaleur

  • ChĂ©ti ou ChĂ©ty: du latin captivus, prisonnier de guerre, mais alors que le français chĂ©tif retient la misĂšre physique, le charentais dĂ©crit par lĂ  le blagueur, la canaille, mĂ©chant, l'habile qui prend parfois des libertĂ©s avec la morale. D'oĂč des formulations Ă©tonnantes comme te vla donc grand chĂ©ty

  • Cheun : chien

  • Coluche : canard, cane (coluchon: jeune canard)

  • Cougnat, le cougnat : Cognac, le cognac

  • Couniller : Ne rien faire, tourner en rond, comme un lapin (occitan: conilh). Qu'est-ce que tu "counilles"? S'adresse Ă  quelqu'un qui traĂźne, qui hĂ©site.

  • Coutia : Un couteau

  • Crocheter : accrocher

  • Cul salĂ© : terme de français rĂ©gional dĂ©signant un habitant du littoral de la Saintonge (en rĂ©fĂ©rence aux marais salants)[2] ; en saintongeais, l'on parlera plus volontiers de Thiu salĂ©

  • DĂąil : une faux

  • DĂ©badigouler : dire, Ă©noncer sans trop comprendre ce qu'on dit et/ou sans qu'on vous comprenne. " DĂ©badigouler la grand messe" : dire la messe.

  • DĂ©baucher : quitter le travail le soir (et Embaucher pour commencer le travail le matin)

  • De mĂȘme : de cette façon, comme ça, exemple: ça marchera bien de mĂȘme; cela fonctionnera bien de cette façon

  • Le drĂŽle et la drĂŽlesse : Le fils et la fille (mot que l'on retrouve en occitan : drĂČlle signifiant « enfant » dans cette langue). Par extension, un drĂŽle ou une drĂŽlesse sera un garçon ou une fillette, en gĂ©nĂ©ral.

  • Éloise : Ă©clair — « Coum ine Ă©loise » (« comme un Ă©clair ») est la devise des sapeurs-pompiers de la Charente-Maritime.

  • Éloiser : (intraduisible car aussi bien Ă©clairage par Ă©clats qu'action rapide) O Ă©loise, ça Ă©loise : Des Ă©clairs dĂ©chirent le ciel, il y a de l'orage. Éloiser est Ă©galement utilisĂ© en Charente dans le domaine du football pour dire : dĂ©gager et pour un vĂ©hicule qui dĂ©marre trop rapidement.

  • Embaucher : aller travailler — « j'embauche Ă  huit heures et je dĂ©bauche Ă  cinq heures ».

  • Fillatre : le petit-fils

  • Frairie : fĂȘte foraine

  • Friquet : Ă©cumoire.

  • Garouil : maĂŻs.

  • Faire godaille : Faire chabrot, c'est-Ă -dire mettre du vin (blanc ou rouge) dans le reste de bouillon de soupe

  • Garrocher : Jeter

  • Gassouiller jouer avec l'eau d'une bassine ou d'une flaque, Ă©clabousser. On dit aussi sagouiller ou cassouiller. Gassouille: flaque

  • Goret : porc, cochon et Gorette pour une truie ( voir aussi une "treue"). L'emploi se doit d'etre suivi de "sauf vout' raspect" si non le mot est insultant

  • Goule : visage, bouche (une fine goule : un gourmet)

  • GoĂ»nasse : Faible goĂ»t.

  • GoĂ»nassier ou gougnafier : mauvais cuisinier, plus largement personne sans intĂ©rĂȘt, un goujat.

  • GrĂąler : brĂ»ler, cramer, en cuisine. - griller

  • Grignou : Clochard, personne sale ou Ă  l'hygiĂšne douteuse. Être habillĂ© en grignou : mettre de vieux vĂȘtements usĂ©s, pour aller ramasser les cagouilles, par exemple.

  • Grolle : corbeau

  • Guetter : surveiller que quelqu'un ne le prenne pas. "Tu me guettes mes affaires ?"

  • i : je

  • Jho ou gheo : coq

  • Jobrer : asperger, salir

  • Jhouque : perchoir Ă  volaille.

  • Mardoux et mardouze : ...

  • Marienne : la sieste ( de "mĂ©ridienne" )

  • Migheot ou Mighet : Pain trempĂ© dans du vin sucrĂ© avec des glaçons (non) , remplaçant la soupe l'Ă©tĂ©.

  • Mongettes , mojhettes ou mogettes : (Ă©galement en VendĂ©e), parfois prononcĂ© « moyette » : Haricot blanc de type lingot ou soisson (« mogette piate », plate). Mogette en aiguille : haricot vert ou beurre.

  • Mouiller : pleuvoir

  • O : il, elle, ça ; « o l'est » peut signifier « je suis »,oĂč donc? « tu es », « il/elle/c'est »

  • Ol'est : c'est :

  • Ol'est ben vrĂš : C'est trĂšs exact, c'est trĂšs vrai.

  • Ol'est beun : C'est bon

  • Ol'est mouĂ©, OlĂ© touĂ©: C'est moi, c'est toi.

  • QuĂ©tou qu'ol'est ? : Qu'est-ce que c'est ?

  • QuĂ© qu'ol'est thieu ? Qu 'est ce que c'est que ça ?

  • NĂątre : teigneux, mĂ©chant. Prononcer Ă  peine le r. (NĂątretĂ© = mĂ©chancetĂ© sournoise)

  • Nigher : inonder, noyer

  • Palisse : une haie

  • Piarde : une pioche

  • Poche : sac papier d'abord et maintenant plastique. Poche est français

  • Que, quel : pour dire ce ou cette. Exemples: As-tu vu que drĂŽlesse !, Donne-moi quel objet lĂ -bas !

  • Queunia : Ɠuf factice destinĂ© aux poules pondeuses.

  • Querreux : recoin, alcĂŽve, cours commune

  • Quichenotte : coiffe traditionnelle pour le travail aux champs. Si la lĂ©gende fait de son nom une dĂ©formation de l'anglais Kiss not, il semble plus probable qu'elle trouve son origine dans le terme occitan Queissonoto (littĂ©ralement : « petite caisse »). Ce nom dĂ©signe Ă©galement une coiffe traditionnelle du Limousin, la Caissonata

  • Ranger : tenir, dans le sens « ĂȘtre suffisamment petit pour entrer dans un contenant » — « ça va jamais ranger son affaire ! » (« il n'arrivera pas Ă  ranger son truc »)

  • Reun, Rien "y'a reun"

  • Since : serpillĂšre

  • Sincer : passer la serpilliĂšre (laver par terre)

  • TantĂŽt : l'aprĂšs-midi

  • Tartasser : bavarder inutilement ( ex : tartasser toute la marienne darriĂšre les umias, soit : bavarder pendant l'heure de la sieste derriĂšre les ormeaux )

  • Teurtous: tout le monde - tous

  • Treue : truie. Une " treue gouriniĂšre" : une truie pleine. Peut aussi ĂȘtre utilisĂ© comme injure. Tout ce qui touche au cochon peut ĂȘtre une injure s'il n'est pas prĂ©cisĂ© "sauf votre respect" ou "avec le respect que je vous dois"....

  • Treuil : pressoir (dans de nombreux lieux-dits : Treuil-Arnaudeau, Treuil-Bernard
)

  • VĂ©que : viens - VĂ©que par qui... = viens par lĂ ...

  • Veye : verbe voir - veye-lo quequi (regarde-le celui-lĂ )

  • Zou : Ce, Ceci, Cela

Expressions

  • o m'fait tort ou O fait tort : ça me fait bizarre («bizarre» est dans un sens nĂ©gatif avec une sensation physique de mal aise comme la craie qui grince sur le tableau ou le toucher de certains matĂ©riaux...) On dit aussi par endroits O m'fait zir.

  • ol'est la poĂ«le qui se fout du chaudron : c'est l'hĂŽpital qui se moque de la CharitĂ©

  • ol'est pas Ă©cartable : vous ne pouvez pas vous perdre

  • d'aprĂšs que : apparemment

  • de rang : d'affilĂ©e, Ă  la suite

  • un froid de cheun : un froid de canard (de chien)

  • ĂȘtre enfondu : ĂȘtre mouillĂ©

  • on est rendu : on est arrivĂ©

  • qu'est-ou qu'ol'est qu'cheu ? ou QuĂ©tou qu'olĂ© ? : Qu'est-ce que c'est ?

  • ne pas se moucher avec un dail : ĂȘtre un peu « mĂ©galo » : A's'mouche pas avec un dail ! = elle est bien fiĂšre.

  • " Abeurnoncieau !" ( "ab renoncio", extrait du rituel batismal : "Je renonce Ă  Satan, etc.") expression marquant l'horreur (modĂ©rĂ©e...) ou le dĂ©goĂ»t.

  • " Ah ben couillon ! " marquant plutĂŽt la surprise voire, l'admiration.

  • "Aille donc !" : c'est pas possible, c'est n'importe quoi

  • " o fi' d'garce!" : exclamatif (une garce est une petite jeune fille, sans aucun caractĂšre pĂ©joratif, une belle garce est jolie, bien roulĂ©e )

Et les compliments Ă  l'envers (en forme de litote):

  • "il a oubliĂ© d'et' sot"

Controverse

Une polĂ©mique entre tenants du saintongeais et tenants du poitevin-saintongeais a rĂ©cemment dĂ©frayĂ© la chronique et vient d'ĂȘtre tranchĂ©e. Le dossier du saintongeais a Ă©tĂ© examinĂ© par Mme Simoni-Aurembou avant d'ĂȘtre acceptĂ©. Mme Simoni est directrice de recherche au CNRS et c'est parce qu'elle a donnĂ© son accord que la DĂ©lĂ©gation aux langues de France a reconnu, le 27 fĂ©vrier 2007 le saintongeais comme langue de France distincte du poitevin.

Se basant sur les Ă©tudes du XIXe siĂšcle ayant mis en Ă©vidence l'unitĂ© linguistique (relative) de l'ensemble linguistique d'entre Loire et Gironde, des poitevins et des charentais crĂ©Ăšrent dans les annĂ©es 1970 le terme poitevin-saintongeais pour dĂ©signer ce qu'ils souhaitaient promouvoir comme la langue rassemblant parlers poitevins et parlers saintongeais. C'est la position de Liliane Jagueneau, professeur de poitevin-saintongeais et d’occitan Ă  l’universitĂ© de Poitiers.Elle Ă©crivait en 1994 « Tout d’abord le poitevin-saintongeais correspond aux cinq dĂ©partements de Poitou-Charentes-VendĂ©e, auxquels s’ajoute une partie du nord de la Gironde, le pays gabaye. [
] les points du domaine poitevin-saintongeais sont suffisamment proches dans l’analyse (distance linguistique faible) pour ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme formant un ensemble cohĂ©rent. Il n’apparaĂźt pas en effet de partition entre la VendĂ©e et le Poitou-Charentes, ni entre l’ensemble de la façade maritime et l’intĂ©rieur, ni entre le nord et le sud». La linguiste, Brigitte Horiot spĂ©cialiste des parlers d’entre Loire et Gironde (Pays de Retz, Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois, nord Gironde), rĂ©gion concernĂ©e par l’Atlas linguistique du CNRS dont elle a assurĂ© la publication, Ă©crivait en 1995 : « La description linguistique du domaine de l’ALO met en Ă©vidence l’existence entre Loire et Gironde d’un domaine linguistique important, forgĂ© par sa situation gĂ©ographique et par son histoire, et dont la particularitĂ© est d’ĂȘtre une marche entre le Nord et le Midi, entre les pays bretons et la rĂ©gion du Centre. »

Pour les locuteurs du Saintongeais, le Poitevin-Saintongeais est une invention d’universitaires Poitevins pour les besoins de la crĂ©ation de la rĂ©gion Poitou-Charentes. Le terme poitevin-saintongeais a donc Ă©tĂ© crĂ©Ă© dans les annĂ©es 70 par des Charentais et des Poitevins soucieux de donner une nouvelle impulsion Ă  la langue poitevine. Le nouveau terme "poitevin-saintongeais" devait ĂȘtre le terme de l'union. Une langue dans laquelle les Saintongeais, pas plus que les Poitevins ne se reconnaissent. Aucune Ɠuvre littĂ©raire dans cet idiome Ă  part un dictionnaire et une grammaire.

Il est à noter que le poitevin-saintongeais n'apparaßt plus dans la liste des langues de France, langues d'oïl, depuis début 2007, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLF), service du MinistÚre de la Culture.

Pour la DGLF, « Il va de soi que l’appellation “poitevin-saintongeais” garde toute sa lĂ©gitimitĂ© partout oĂč elle est reçue».


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