Les lagons bleu azur en Charente
- Charente Périgord / Epernon Explorations

- 18 janv. 2019
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 févr. 2021

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Ce sont toutes nos photos :)
En ce juillet 2019, nous arpentons notre département afin de vous montrer des lieux somptueux que nous avons autour de chez nous. Dans l'ivresse d'une balade, nous effleurons les falaises et admirons les eaux bleues sous cette brume d'hiver et ce soleil d'été qui ensorcellent les forêts alentours. Découvrez toutes nos photos d'été comme hiver, avec les explications de la journaliste Mauricette Boutin pour le journal Sud-Ouest et des explications trouvées sur les sites officiels de Touvérac et Guizengard.


Difficile de trouver plus beau en terme de randonnée de 3 Km annoncés sur le panneau, j'ai trouvé plus long - pour découvrir deux circuits qui vous amèneront dans un monde de beauté avec les circuits du bois du marais et circuits des guêpiers.
De 1975 à 2013, c'était une immense carrière d'exploitation de l'argile blanche ou kaolin (pour porcelaine, tuiles, briques mais aussi pour la pharmacie et la cosmétique) qui, avec le temps, a ouvert d'énormes fosses qui se sont remplies d'eau de pluie devenant des lacs d'un bleu turquoise hallucinant. L'argile des sols rend cette eau très acide, proche du vinaigre et d'ailleurs des filins entourent les lacs, interdits à la baignade. Aucun développement de vie n'y est possible, pour l'instant.
Il n'empêche que la balade comble tout découvreur dans une forêt luxuriante et fraîche, avec à l'horizon proche des orgues blanches d'argile datant de l'exploitation.
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A quelques encablures de Barbezieux, non loin de la RN 10, à Touvérac, il existe un endroit bien à l’abri des pins où les étangs se confondent avec le ciel. « C’est magique, ce n’est pas croyable. Et dire que c’est à quelques kilomètres de chez nous ! Un vrai petit paradis », chuchotent les habitants du Sud-Charente qui souhaiteraient qu’on ne le répétât point. Au sommet de la côte nationale qui court vers l’Espagne, Touvérac s’annonce. Une petite maison charbonnière plus loin et il est temps de descendre de voiture : « Site naturel protégé ». On lace ses chaussures de randonnée, prépare ses jumelles et direction le sentier du Terrier des renards.
La promesse est belle : des étangs bleus. Bleus comme le ciel qui se reflète dedans.
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Une eau très pure
Un prunier sauvage ploie sous les fruits acidulés. La bruyère tapisse de rose le sol marqué par les scrapers. Les gousses d’ajoncs rappellent que la forêt s’était parée d’or quelques mois auparavant. Un bruissement dans les branches d’un chêne. Un geai y oublie une petite plume rayée de bleu.
L’argile mouillée rend la pente glissante. Mais une rampe et des rondins de bois en guise de pont, enveloppés de grillage, préservent de la chute. Ici, les grandes fougères dites « aigles » se dressent devant les fougères mâles, rivales.
Un quart d’heure plus tard, la récompense est là : trois étangs s’étalent en contrebas. Un tableau en bleu lagon, bleu ciel et vert d’eau. Un peintre aurait du mal à faire mieux.
Nous sommes dans les anciennes carrières de kaolin, exploitées au siècle dernier par la société AGS de Clérac, en Charente-Maritime. La belle terre blanche, destinée à la porcelaine, aux produits cosmétiques et pharmaceutiques, a été emportée par les camions. Les trous sont restés à ciel ouvert et la pluie en a fait des réserves collinaires. « Dans ce milieu très jeune, indique le panneau d’information, l’acidité freine le développement de toute vie aquatique. N’ayant pas de vie, aucune matière en suspension ne peut absorber la lumière. Elle est donc réfléchie. »

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Baignade interdite
Suivons le petit sentier frayé au milieu des roseaux. La poule d’eau se fâche. Elle n’aime pas être dérangée. Entomologistes, à vos lunettes : l’agrion porte-coupe, gracieuse libellule, vient de s’envoler.
Reprenons le chemin au milieu des grandes brandes à balais. Les fraises des bois tentent la gourmandise. Mais gare au renard ou au chien qui aurait pu lever la patte !
Pas question de se baigner dans ces eaux couleur Caraïbes. Les 30 ou 50 mètres de profondeur, sur fond de savonnette gluante, interdisent tout sauvetage. La commune de Touvérac a pris un arrêté en 2001. Un interdit bien souvent bravé, déchets sur place en prime.
Rien de mieux pourtant que se laisser aller à la méditation, suivre le fadet des laîches, joli papillon des marécages, et rentrer par le chemin des prêles aux airs exotiques.









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