Interview : Nicolas Robin

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Interview : Nicolas Robin


Pouvez-vous vous présenter en tant qu’écrivain ?

Je me définis plus comme romancier qu’écrivain. Il me serait difficile d’écrire sur commande ou sur un sujet particulier. Alors je m’appelle Nicolas Robin, je suis né dans les Landes en pleine canicule de l’été 1976, et j’habite à Paris. J’écris des drames rigolos... Bonjour à tous !

Comment êtes-vous entré dans le milieu littéraire ?

Je voulais être comédien en fait, et je participais à des ateliers de théâtre depuis l’adolescence. Je rêvais de faire du Stand-Up. L’improvisation a été une bonne école pour écrire des dialogues et faire avancer une histoire. Il m’est arrivé d’écrire des saynètes avec mon groupe de l’atelier théâtre ; et puis un jour je me suis lancé sur l’écriture d’un roman. J’ai tenté ma chance avec mon manuscrit, envoyé à 10 Maisons d’éditions. Anne Carrière m’a téléphoné, elle voulait me rencontrer suite à la lecture de « Roland est mort ». C’était une chance incroyable. Elle a été bienveillante et un puits de conseils pour améliorer l’écriture de mon roman. Elle l’a publié en mars 2016.

Pouvez-vous nous présenter vos livres ?

« Roland est mort » et « Je ne sais pas dire je t’aime » sont deux romans qui traitent de la solitude, du besoin de donner une nouvelle direction à sa vie. Je pars toujours d’un aspect dramatique pour le désamorcer avec humour. C’est assez caustique, parfois aigre-doux. Les histoires sont racontées sur le ton de la comédie avec beaucoup de tendresse. J’aime les personnages qui marchent sur une planche pourrie mais qui se relèvent. « Roland est mort » est l’histoire d’un homme qui va se retrouver en charge du caniche et de l’urne de son voisin qu’il ne connaissait pas vraiment. « Je ne sais pas dire je t’aime » est un chassé-croisé dans Paris entre 4 personnes qui ont une crise affective à dénouer tout en trouvant le temps d’aller à l’isoloir voter pour le prochain Président de la République.

Pouvez-vous nous parler, et présenter vos projets futurs ?

J’ai participé à « L’amour c’est... » qui sort le 31 octobre. L’illustrateur Jack Koch a invité 200 auteurs à donner leur définition de l’amour et en a fait une illustration. 400 pages de poésie et d’humour. Un très beau cadeau à offrir en cette fin d’année. Et mon prochain roman sortira au printemps prochain aux éditions Anne Carrière. Je me suis glissé dans la peau d’une femme et croyez-moi, ça n’a pas été facile... ah ah !

Quelles sont vos motivations à écrire des histoires ?

Il s’agit d’emporter le lecteur, de le faire rire et de l’émouvoir. C’est un processus naturel qui est venu très jeune. Enfant solitaire, je me suis raconté des histoires avant de les écrire aujourd’hui. C’est une disposition que j’ai développé à l’aube de ma vie, je ne me vois pas faire autre chose. Recevoir un message d’encouragement d’un lecteur est la meilleure des médailles.

L’écriture, vous sert-elle de résilience ?

L’écriture me sert de bouffée d’oxygène et permet une certaine liberté d’expression dans une société où tout est procédure et organisation bien rangée. C’est un exutoire avant tout.

Quelle est la question jamais entendue que vous rêveriez que l’on vous pose ? (Écrivez-la et répondez-y)

À quel personnage de vos romans vous identifiez-vous le plus ? - Certainement le prochain : Bérengère, une hôtesse de l’air très à cheval sur les principes, une hôtesse-bien-comme-il-faut.

Pensez-vous qu’écrire c’est vivre la réalité de son imagination ?

Écrire c’est une projection de son imagination. L’idée vient souvent d’une interrogation saugrenue qui commence par « et si... ? » Et si on me confiait l’urne de quelqu’un que je ne connais pas ? Dans mes romans, je pense être témoin d’une réalité crue, qui dérange parfois.

Quel est votre roman préféré ?

« Le lion » de Joseph Kessel , c’était ma première invitation au voyage. Partir au Kenya. Le rêve.

Votre pire souvenir lors d’une dédicace ?

Un homme s’est posté devant moi pour me parler dans un monologue sans fin, avec un sujet de discussion qui changeait toutes les trois secondes. Je ne savais si c’était un gag ou un syndrome brutal.

Quel est votre genre préféré lors de vos compositions ?

La fiction comico-tragique. Mon dernier coup de cœur, c’est « Simple » de Julie Estève qui est sorti à la rentrée littéraire. L’histoire bouleversante du « baoul », l’idiot du village en Corse, qui parle avec son langage et révèle les secrets des habitants qui l’ont trop souvent raillé.

Qu’attendez-vous de vos ouvrages ? De vos lecteurs ?

J’espère que mes romans accompagnent les lecteurs comme dans un rêve éveillé. Parfois ils proposent de poser leur attention sur une vie qui paraît ordinaire mais qui ne l’est pas tant que ça. Ils posent une question : Avons-nous fait de notre mieux ?

Si vous deviez dire un mot pour vos lecteurs, quel serait-il ?

Merci. Merci à ceux qui prennent le temps de me lire alors qu’il y a tant de choses à lire. Merci à ceux qui m’envoient un message bienveillant ou passent me voir au salon du livre. Merci à vous.


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