Lunéas & la prophétie des anciens, tome 1 : Chapitre 5

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Lunéas & la prophétie des anciens, tome 1 : Chapitre 5

Chapitre 5

LE GRAND-PÈRE

Limousin,France.

24 décembre 2014

Arine, Dania, Jack, Peter et Erwan avaient quitté Paris comme prévu la veille au soir. Ils avaient regagné le TGV à la gare Montparnasse jusqu’à Angoulême et attrapé deux taxis sur le parvis de la gare.

La nuit était tombée depuis trois heures déjà, et la pleine lune présentait son flot d’énergie mystique dans une lumière religieuse, telle une lanterne céleste éclairant parfaitement les environs avec douceur. D’épaisses couches de brume envahissaient les sols à cause du froid hivernal de décembre. On pouvait presque tout percevoir comme en plein jour.

Deux voitures se suivaient sur une route déserte de vie humaine, à part la leur. Le chauffeur du taxi où se trouvaient les trois garçons, était suivi de la voiture dans laquelle voyageaient Arine et Dania. Le conducteur annonça aux garçons, qui admiraient le paysage campagnard, que le manoir n’était plus bien loin. Ils discutaient tous les trois de leur grand-père :

– Je me demande bien de quoi est malade grand-père, dit Erwan en regardant l’extérieur par le pare-brise.

– Pourquoi poses-tu de telles questions ? On s’en fiche de savoir de quoi il est malade, nos mères n'ont jamais voulu nous le dire !

– Ne parle pas de cette façon à Erwan, Peter ! lui répondit froidement Jack en le fixant dans les yeux.

Peter lui lança de nouveau un regard noir et tourna la tête vers la fenêtre pour admirer le paysage. Jack préféra ne pas répondre à cette arrogance.

Les taxis s’arrêtèrent aux abords d’une vieille ville en ruine. Les garçons furent surpris de cet arrêt soudain, mais ne se posèrent pas de questions pour autant. Le chauffeur leur dit subitement :

– Je vous demanderai de descendre. Le voyage est terminé ! Ce sont vos mères qui ont décidé de cet arrêt.

– Mais ce n'est pas le manoir ici, ce n’est qu'un tas de débris ! répondit Erwan inquiet.

– Vous avez dû vous tromper d’endroit ! continua Jack.

– Vos mères m’ont dit de m’arrêter à l’entrée de ces ruines. Vous êtes à l’entrée d’Oradour-sur-Glane, une ville détruite par les nazis le 10 juin 1944. Maintenant, il est temps de descendre, s’il vous plaît messieurs. Terminus !

Oradour-sur-Glane était alors une petite bourgade limousine active et ordinaire, qui avait vécu principalement de l’agriculture jusqu'à la crise du secteur, qui faisait se dépeupler lentement les campagnes. Il ne restait plus que deux exploitations agricoles sur la commune.

Le 10 juin 1944, après l'arrivée des Allemands dans le bourg d'Oradour-sur-Glane, le garde champêtre fit savoir aux habitants qu'ils devaient tous se rassembler, sans aucune exception et sans délai, sur la place du Champ-de-Foire, munis de leurs papiers, pour une vérification d’identité. Les SS massacrèrent la population et incendièrent le village dans sa totalité pour ne laisser derrière eux qu’une vision d’horreur, de cendres humaines et de maisons embrasées.

Les garçons descendirent de la voiture et allèrent récupérer leurs valises dans le coffre. Leurs mères firent de même. Jack referma la porte, et les taxis quittèrent les lieux sans perdre de temps.

Tous les cinq, ils contemplaient ces vestiges avec effroi. Illuminées par la lumière naturelle de la lune, les ruines prenaient une toute autre dimension. Cela les rendait magnifiques, d’une splendeur inégalable, celle d’un autre temps.

– Voilà ! dit une des mamans, nous allons continuer le chemin à pied ! Un peu de marche nous fera le plus grand bien !

– Mais il fait nuit ! dit Erwan peureusement.

– On a fait un très long voyage, maman ! On a pris le TGV et le taxi ! continua Jack pour se justifier.

– Je le sais ! Mais votre grand-père ne veut plus recevoir de visites quelles qu’elles soient, répondit la maman du plus grand.

– Nous n’étions pas au courant !

– Il y a beaucoup de choses dont vous n’êtes pas au courant les garçons ! Maintenant, suivez-nous ! Nous avons de la marche pour au moins une bonne heure. Cela vous fera du bien. Ça changera de Paris !

Les deux femmes entamèrent la marche devant eux, en traversant les ruines accablées de ce village meurtri. Ils les suivirent en faisant une tête six pieds de long et sans se poser de questions. Erwan, le petit dernier, se tourna vers ses cousins et dit à voix basse tout en marchant :

– Elles sont vraiment folles dans leur tête !

– C’est peut-être à cause de grand-père ! rétorqua Peter.

– Arrête de dire des sottises de la sorte, Peter. Si ça se trouve, grand-père est plus gentil et sain d’esprit que tu ne le crois, lui répondit Jack avec fermeté.

– En tout cas, je persiste à dire que nos mamans sont folles ! renchérit Erwan.

Leurs mères, qui continuaient de cheminer, répondirent sur un ton moqueur :

– Nous avons tout entendu, messieurs !

Elles continuaient toujours à avancer sans se retourner. Les enfants arrêtèrent de ricaner et observèrent le paysage, tout en déambulant le long des rails d’un ancien tramway en portant leurs valises.

À leur arrivée, les garçons redécouvrirent la façade du manoir qui leur faisait si peur plus petits. Elle portait des sculptures en tout genre, représentant des monstres mythologiques. Choses fort étranges, mais amusantes pour eux. Avec les éclairs d’un orage au loin, le manoir devenait plus lugubre. Tous entrèrent et allèrent chacun prendre une chambre pour y déposer ses affaires.

Une heure plus tard, ils se rejoignirent tous à table. Les trois garçons, leurs mères et l’infirmière de service, prénommée Grâce étaient présents. Monsieur Félix, lui, était au lit.

Même le chien et la chatte du vieil homme étaient au rendez-vous pour le souper, espérant grignoter un petit quelque chose, mais sans succès à cause de cette infirmière autoritaire. Le chien était un labrador blanc qui répondait au nom de Cognard et la chatte, grise à rayures blanches, portait le nom surprenant de Biquette.

Ce soir-là, la cuisinière avait préparé des anguilles que le jardinier avait péchées très tôt le matin, avec du riz en guise d’accompagnement. Les garçons n’étaient pas très enthousiastes à l’idée d’avaler cette chose immonde, se rappelant le repas délicieux de la veille.

Arine, la mère de Jack, prit la parole sur un silence pesant :

– Après le dîner, vous irez saluer votre grand-père, qui a des choses à vous dire, des choses très importantes.

Arine se retourna vers l'infirmière et lui demanda :

– Grâce, pourriez-vous aider notre père à descendre dans le salon pendant que nous finissons de manger ?

– Oui madame ! répondit-elle.

– Bien ! Finissez de manger les garçons, c’est de la bonne nourriture.

Ils se regardèrent tous les trois et fixèrent leur assiette.

*****

Le dîner terminé, les mamans accompagnèrent leurs enfants dans l’immense salon du manoir. Ils entrèrent tous les trois, et les deux sœurs sortirent en fermant la porte derrière elles. Toute la salle était plongée dans la pénombre. Seul le feu de cheminée éclairait les alentours. Des meubles étaient disposés partout pour combler le moindre vide et donner à la pièce une ambiance des plus chaleureuses.

Un fauteuil faisait face à la cheminée et quelqu’un était assis dedans, leur tournant le dos. L’orage battait son plein mais n'en était pas effrayant. La silhouette assise dans ce fauteuil était leur grand-père, qui ne se retourna pas.

– Savez-vous pourquoi je vous ai fait venir pendant les fêtes de Noël ? Non, de toute évidence ! Autrefois, notre peuple vivait dans les Terres Sauvages avant que le seigneur Serpent ne nous persécute. Il a décimé tous nos villages et tué la plupart des nôtres !

Les garçons ne bougèrent pas. Jack prit la parole :

– Mais tout ça date d’il y a des années ! C’est du passé ! Nous ne sommes plus des juifs persécutés aujourd’hui ! Et puis c’est quoi les Terres Sauvages ?

– Tout date d’hier, et nous ne sommes pas juifs ! Il y a quarante ans de cela, mes deux frères et moi étions des…

Le grand-père se mit à tousser. Et sa toux continua de plus belle, alertant l’infirmière et ses deux filles qui entrèrent dans la salle et demandèrent aux garçons d’aller se coucher.

La nuit venue, les garçons se rejoignirent dans la chambre de Jack pour discuter, ne trouvant pas le sommeil.

– Grand-père est bizarre, je trouve ! dit Erwan.

– C’est vrai ! Maintenant que j’y repense, il a parlé de choses étranges, lui répondit Jack avec honnêteté.

– Je pense que nous devrions regagner nos chambres avant que nos mères ne nous entendent, coupa Peter.

– Très bien ! Allez, au lit ! termina Jack.

Erwan se jeta dans les bras de son cousin et se mit à le serrer très fort.

– Eh bien, que t’arrive-t-il ?

– J’ai peur de traverser tous ces couloirs dans le noir. Cette maison me fait froid dans le dos ! fit Erwan en tremblant.

– Tu ne vas pas me dire qu’à ton âge tu as encore peur du noir ! Tu n’as plus dix ans, pauvre idiot ! lui répondit Peter sur un ton moqueur.

– Et toi, il me semble que l’an dernier, quand nous sommes allés au Cirque solaire, tu as été terrifié par le clown et tu es parti en courant ! Pauvre idiot ! lui lança sèchement Jack. Viens Erwan, je vais te raccompagner.

Jack et Erwan sortirent de la chambre en se tenant par la main. Peter, tout en ronchonnant dans sa barbe, se mit à les suivre. Ils traversèrent le couloir et tournèrent pour aller dans leurs appartements de nuit. Ils remarquèrent alors que la porte au fond du couloir était illuminée sur les bordures. Ils trouvèrent cela étrange pour une heure aussi tardive. Ils se regardèrent tous les trois et avancèrent vers cette porte mystérieuse. Erwan serra la main de Jack très fortement. Quand ils arrivèrent face à l’entrée, Jack tourna la poignée. Erwan et Peter le dévisagèrent, le cœur battant à cent à l’heure. Jack lâcha la poignée et la porte s’ouvrit d’elle-même en grinçant. Une peur angoissante de découvrir ce qui s’y trouvait les envahit tous les trois. Quand ils s’apprêtèrent à entrer dans la pièce, des bruits de pas se firent entendre dans les escaliers. Pris par surprise, les garçons refermèrent la porte et retournèrent chacun dans leur chambre respective.

Erwan se cacha sous ses draps et se mit à trembler quand il entendit des pas qui s’arrêtèrent devant sa porte. Il ne bougeait plus. Il retenait sa respiration. Son cœur se mit à battre encore plus fort, mais la personne continua son chemin vers la chambre dans laquelle les garçons s’étaient apprêtés à entrer. Quelques minutes plus tard, cette même personne ressortit de la pièce et descendit les escaliers. « Ce devait être l’infirmière de grand-père qui venait lui donner des soins », se dit Erwan. Il sentit un grand soulagement et émergea de sous les draps quand, tout à coup, une vive curiosité s’empara de lui. Il désirait voir son grand-père avant d'aller se coucher.

Il se leva, enfila ses chaussons et sortit de sa chambre, s’éclairant avec la lampe à huile de sa table de chevet. Il regarda à sa droite pour voir si personne n’arrivait et marcha doucement vers la porte. Il tourna la poignée et laissa l’accès s’ouvrir en grinçant. Il y pénétra avec une boule au ventre et découvrit, allongé sur un lit, un vieil homme en train de lire. Celui-ci regarda Erwan.

– Approche mon petit, dit le vieil homme.

– Grand-père Félix ! répondit Erwan, les yeux brillants.

– Oui, c’est bien moi ! Où sont tes cousins ?

– Au lit…

– Et pourquoi ne dors-tu pas ?

– Cette maison me fait peur.

– Très bien ! Je vais te raconter une histoire, mais avant, j’ai un petit cadeau pour toi, dans l’armoire près de la porte. Bien sûr, c’est aussi pour tes cousins. Tu y trouveras une boîte en bois, dit-il en toussant.

Erwan marcha vers le meuble, l’entrebâilla doucement dans un grincement authentique, y attrapa au fond le coffret et retourna s’asseoir sur le lit aux côtés du grand-père. Celui-ci l’ouvrit et en ressortit une clef en or. Le vieil homme l’accrocha autour du cou d’Erwan.

– Ceci est une clef magique qui appartient à la puissance des Chevaliers. Elle fut créée par les dieux, autrefois.

– C’est quoi les Chevaliers ?

– Ce sont trois hommes qui s’unissent pour ne faire qu’un, afin d’apporter la paix dans un royaume.

– Et le royaume, grand-père ?

– Le royaume d’Arcane ! Tu veux que je te raconte son histoire ?

– Oui ! répondit Erwan avec impatience.

– Il existe trois clefs qui ouvrent toutes les portes vers un autre monde, plus précisément dans l'un des royaumes de ce monde, Arcane. C’est un royaume merveilleux. Autrefois, des puissances ténébreuses le déchirèrent obligeant des jumeaux prophètes, dotés du don premier, à créer une prophétie qui dit que trois jeunes garçons doivent s’unir pour rapporter la paix au royaume en devenant les nouveaux Chevaliers. Ceci n’est que le début de cette prophétie, car elle est très longue, parle de beaucoup de choses et de nombreuses personnes.

Il continua son histoire. Le petit Erwan était émerveillé par ce conte magique. Le grand-père lui raconta d’une telle façon que le garçon se mit à y croire fortement. Il trouvait que son grand-père contait étonnamment bien les histoires. Le vieil homme n’eut pas le temps de la terminer qu’Erwan lui posa une question :

– On peut y aller, grand-père ?

– Pas ce soir : on pourrait nous surprendre ! On ira demain, je te le promets ! J'ai fait construire une porte dans le jardin. Tu pourras la voir en regardant par le vitrail du grenier. On passera par là, comme ça personne ne nous verra.

– Promis ?

– Promis ! répondit le grand-père. Maintenant, il te faut dormir un peu. Demain, on ira tous les deux dans ce royaume au lever du soleil.

Erwan lui fit un bisou sur la joue et sortit de la chambre de son grand-père en refermant la porte derrière lui.

Il retourna dans la sienne, se coucha en pensant à l'histoire de son grand-père et à sa promesse, mais l’envie d’aller dans le grenier pour y découvrir la porte à travers cette lucarne le démangeait.

Il se retourna dans son lit encore et encore, espérant s’endormir, mais en vain. Il prit la décision d’aller y jeter un coup d’œil par curiosité. Il se leva de son lit, enfila une robe de chambre, chaussa ses pantoufles et se précipita vers les escaliers qui montaient au grenier. Il enjamba les marches deux par deux et arriva face à l’accès du grenier. Il tira le loquet vers le haut, poussa l’énorme porte en bois massif et pénétra dans le grenier.

Il y faisait sombre et, ne voyant rien, Erwan redescendit chercher une bougie dans sa chambre et regagna le grenier. La chandelle éclairait de façon succincte, mais assez pour ne pas tomber en marchant. Il continua. Les combles semblaient vides. Même pas de bibelots ou de vieux meubles, rien que des poutres et de la poussière. Il vit une petite lucarne recouverte d'un drap noir et le retira. Un flot léger de lumière générée par la pleine lune s’infiltra dans la pièce. Erwan poursuivit son chemin.

Quand il arriva au fond du grenier, un immense vitrail se dressait face à lui. Un vitrail représentant une porte menant dans un autre endroit. Erwan le trouvait étrange, et remarqua tout à coup qu’au milieu se découvrait une petite ouverture fermée avec un crochet. Il le souleva et décoinça cette petite fenêtre, mais il était trop petit pour y voir quelque chose. Il examina autour de lui et aperçut un petit tabouret en bois. Il le récupéra sans attendre et le positionna sous le vitrail. Il se hissa dessus et admira à travers cette petite fenêtre. Après un premier coup d’œil, il resta ébahi face à cette vision qui s’offrait à lui.

Derrière le manoir se trouvait un petit jardin, entouré d’environ trois mètres de hauteur de ronces et de vieux arbres. Une pelouse verdoyante tapissait toute la surface et au fond se trouvait une arche, construite avec de vieilles pierres, grande et majestueuse. « L’entrée d’Arcane ! » dit Erwan en chuchotant. La pleine lune rendait sa vision merveilleuse et il imaginait déjà son départ avec son grand-père de l’autre côté.

– Je savais que tu viendrais dans le grenier ce soir ! Tu es tellement prévisible !

Erwan se retourna vivement, de peur, et vit son grand-père derrière lui en robe de chambre, qui se tenait debout à l'aide de sa canne.

– Grand-père ! Tu m’as fait peur ! Mais je croyais que tu dormais !

– Eh bien non. Tu vois, en des temps comme celui-là, dormir n’est pas de rigueur. Viens avec moi dans le salon !

Félix prit Erwan par la main et le conduisit dans le salon. Il lui demanda de s’installer sur un fauteuil, pendant qu’il en faisait autant dans le sien tout en se couvrant d’un plaid. Le feu de cheminée crépitait toujours. Le grand-père appela Grâce, la servante, et lui demanda de leur apporter un thé et un chocolat chaud. Ensuite, il alluma une pipe et regarda fixement Erwan.

– Sais-tu pourquoi c’est à toi que je raconte tout cela ?

– Non !

– Car de tous mes petits-fils, tu es le seul qui croira à mes histoires. Jack et Peter sont trop grands pour ça. Tu es jeune et tu sais que la magie existe ! lui dit le grand-père en expirant une bouffée de fumée. Tout à l’heure, je savais que tu n’arriverais pas à dormir, après les histoires que je venais de te raconter ! Il était évident que tu irais jeter un œil à travers la lucarne de ce vitrail. Tu es quelqu’un de curieux Erwan Markson, et je ne peux te reprocher cela, je l’étais aussi à ton âge. Mais sache que là où tu vas aller, ta curiosité pourrait te jouer des tours. Tu devras être adulte et te montrer fort. Tu verras des choses, tu en apprendras d’autres, et il ne faudra pas laisser tes sentiments prendre le dessus ! termina le grand-père en avalant une nouvelle bouffée de fumée.

Au même moment, Grâce apporta le thé et le chocolat chaud qu’elle déposa sur la petite table basse. Biquette, la petite chatte, courut en miaulant et se jeta aux côtés d’Erwan pour s’y coucher et ronronner. Le petit la caressa avant de continuer la discussion avec son papi et de boire une gorgée de son chocolat.

– Pourquoi me dis-tu tout ça, grand-père ?

– Tu le sauras bien assez vite…

Monsieur Félix sortit de la poche de sa robe de chambre un médaillon en argent noirci que l’on pouvait ouvrir. Il le tendit à son petit-fils qui le prit en le regardant avec des yeux brillants.

– Qu’est-ce que c’est ?

– Ne l’ouvre pas tout de suite. Ce médaillon te sera d’une grande aide pour trouver ton chemin quand tu seras perdu.

– Qu’y a-t-il dedans ?

– La lumière ! Maintenant, finis ton chocolat et va te coucher. Dès demain, les émotions seront rudes, et il te faut prendre du repos pour surmonter tout ça.

Erwan termina son chocolat, donna quelques caresses à Biquette, se leva et alla embrasser son grand-père en lui chuchotant qu’il l’aimait très fort, avant de retourner se coucher pour de bon. Le grand-père le regarda partir et refermer la porte du salon. Il fit un petit sourire, tourna la tête et ferma les yeux.


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À propos des blogueurs

David, Loïc & Jumper, blogueurs influenceurs au niveau local, de 35, 32 & 11 ans.

Nous parcourons la Charente et le Périgord afin de vous faire découvrir notre si belle région et vous faire partager nos itinéraires, découvertes, adresses et bons plans. globe & dog trotters, Suivez-nous dans notre aventure aux côtés de notre petit chien vadrouilleur.

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Sur notre blog à but non lucratif, nous partageons avec vous notre expérience nature et historique de nos périples au cœur de notre territoire riche et fabuleux : la Charente & le Périgord.

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